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737 agriculteurs wallons sèment des fleurs pour protéger l'eau que tu bois

Entre deux récoltes, des champs de moutarde, d'avoine ou de trèfle piègent les nitrates avant qu'ils ne descendent vers les nappes d'eau potable. Un effort volontaire, discret, et qui nous concerne tous.

Par la rédaction d'EmbelliePublié le 3 min de lecture✓ Vérifié · 3 sources
Un champ de moutarde blanche en fleurs, jaune vif, au pied d'une colline cultivée
Photo : Gilles San Martin (Namur), Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 2.0.

☀ L'essentiel en 30 secondes

  • 737 agriculteurs wallons ont signé un « contrat captage » volontaire avec la SPGE, sur 12 766 hectares.
  • Entre deux récoltes, ils sèment des CIPAN (moutarde, avoine, trèfle) qui absorbent les nitrates.
  • Résultat : moins de nitrates dans les nappes, et une eau du robinet plus simple à traiter.
  • Les agriculteurs sont conseillés gratuitement par l'ASBL PROTECT'eau.
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Des fleurs à la place de la terre nue

Après la moisson, beaucoup de champs restent nus jusqu'au printemps. C'est là que le problème commence : l'azote qui n'a pas été utilisé par la culture reste dans le sol, et la pluie l'entraîne vers les nappes souterraines, celles d'où vient une grande partie de notre eau potable.

La solution est simple et se voit de loin : semer, entre deux récoltes, des cultures intermédiaires pièges à nitrates, les CIPAN. De la moutarde, de l'avoine, du trèfle. Leurs racines captent l'azote resté dans le sol et le gardent, au lieu de le laisser filer vers l'eau.

Gros plan sur une fleur de moutarde blanche, semée en culture intermédiaire. Photo : Gilles San Martin, Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0

Michel, agriculteur entre Ramillies et Limal

Michel Godefroid cultive à Mont-Saint-André (Ramillies) et à Limal. Environ la moitié de ses terres se trouvent dans des zones de captage, c'est-à-dire autour des puits où l'on pompe l'eau du robinet. Son champ de Limal y est engagé depuis deux ans. Pour lui, la raison tient en une phrase, rapportée par L'Avenir :

« On boit tous de l'eau. »

Michel Godefroid, agriculteur, à L'Avenir (31 octobre 2026)

Comment fonctionne le contrat captage ?

Le programme a été lancé en 2018 par la SPGE, la Société publique de gestion de l'eau. Il est volontaire : les agriculteurs installés près des captages s'engagent à aller plus loin que ce que la loi leur impose. Chaque ferme suit un programme de trois ans, suivi d'une évaluation.

Ils ne sont pas seuls : les conseillers de l'ASBL PROTECT'eau passent dans les fermes et adaptent les conseils parcelle par parcelle, gratuitement. Moins de nitrates dans les nappes, c'est aussi moins de traitement nécessaire pour rendre l'eau potable.

737agriculteurs engagés dans le contrat captage
12 766hectares concernés en Wallonie
0 €le prix du conseil pour l'agriculteur

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Cette bonne nouvelle existe grâce à des gens et à des structures que tu peux soutenir, contacter ou rejoindre.

Association (ASBL)

PROTECT'eau

Conseille gratuitement et de façon indépendante les agriculteurs wallons pour protéger l'eau. Tu es agriculteur près d'un captage ? Demande une visite.

Service public

SPGE, Société publique de gestion de l'eau

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Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une CIPAN ?

Une culture intermédiaire piège à nitrates : moutarde, avoine ou trèfle semés entre deux récoltes. Leurs racines absorbent l'azote resté dans le sol, qui sinon serait entraîné vers les nappes d'eau souterraines.

Qu'est-ce que le contrat captage en Wallonie ?

Un programme volontaire lancé en 2018 par la SPGE. Les agriculteurs proches des captages d'eau potable s'engagent à aller plus loin que la loi pour limiter les nitrates. Selon la SPGE, citée par L'Avenir le 31 octobre 2026, 737 agriculteurs l'ont signé, sur 12 766 hectares.

Un agriculteur peut-il se faire conseiller gratuitement ?

Oui. L'ASBL PROTECT'eau conseille gratuitement et de façon indépendante les agriculteurs wallons sur la protection de l'eau face aux nitrates et aux produits phytopharmaceutiques.

Sources

  1. L'Avenir, Ces champs fleuris qui contribuent à protéger l'eau potable, en Brabant wallon et ailleurs (Antoine Gyselinck, réservé aux abonnés), 31 octobre 2026. Voir la source
  2. PROTECT'eau, Présentation de l'ASBL et des CIPAN. Voir la source
  3. Commune d'Olne, Plan d'actions du contrat captage validé (lancement du programme par la SPGE en 2018). Voir la source

Les chiffres 737 agriculteurs et 12 766 hectares sont ceux communiqués par la SPGE à L'Avenir. Une erreur ? Écris-nous, on corrige et on l'indique ici.

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